copyright Marimekko
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marimekko
"Le jardin en fleurs
dont j'ai rêvé tout l'hiver
je m'y promène ce matin."
J.H Malineau
copyright Marimekko
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marimekko
"Le jardin en fleurs
dont j'ai rêvé tout l'hiver
je m'y promène ce matin."
J.H Malineau
Le chewing-gum est à l'origine fabriqué avec une gomme naturelle, le chiclé, issu du latex du sapotier (voir ci-dessus), un arbre d'Amérique du sud. Mais le chiclé a été progressivement remplacé par des gommes de synthèse fabriqués à partir de polymères issus du pétrole (la même matière première que les pneus !), qui font des chewing-gums des déchets non-recyclables. Alors, mâchez futé et préférez les gommes naturelles !
"Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent."
Chateaubriand
Le jour de ma naissance
Le meilleur jour pour moi
Et pour toi
Tu m'as pris pour la première fois
dans tes bras
Au chaud de tes bisous.
Gwendoline, 4èA
Tu es mon soleil
Je suis ta lune
Tout l'amour que j'ai pour toi
moi-même je ne le sais pas.
Où que tu sois
Je pense à toi
Chaque seconde
Je pense à toi
Je suis ton ombre
Où que tu sois
Gwendoline, 4èA
De savoureuses recettes à dessiner ...
copyright Phaidon
Salade de cercles
Hamburger de luxe
Sphaghetti tutti colori
Tarte au soleil
Cookies rouge rubis
Salade de mains
Gâteau de triangles
Soufflé de crayons
Jeudi 15 mars, à la médiathèque sud, les élèves de 4èB et d'Anne Frank ont rencontré l'auteur de Johnny, Martine Pouchain, qui a gentiment répondu à toutes leurs questions.
Extraits :
"Un titre de livre met parfois du temps à s'imposer; c'est une affaire de maturation, de sédimentation, de recul. Je n'ai pas de thèmes de prédilection. J'écris une histoire, je laisse aux lecteurs le soin d'extraire le thème et de l'investir de leur propre vécu ou questionnement. D'ailleurs parmi la vingtaine de livres que j'ai écrits, se trouvent des polars médiévaux, des romans de science-fiction, des romans sociaux ....Je suis assez éclectique et libre de mes choix. Ainsi, je n'écris jamais sur commande. Je dois avouer que le stress et la contrainte sont antiproductifs chez moi."
"J'ai toujours beaucoup écrit depuis l'enfance. Ecrire, c'était mon passe-temps préféré. Cette aptitude, je l'ai développée avec les années. Mais je n'avais pas l'idée de devenir écrivain. Et j'ai exercé plusieurs métiers avant de pouvoir en vivre."
"Ecrire un roman, c'est être libre. Mais cela ne signifie pas être tout puissant, avoir tous les droits, n'avoir aucune limite. Alors non, Aimé, pour répondre à ta question, écrire, ce n'est pas partir en free, c'est servir l'histoire et ses personnages de la meilleure façon possible, c'est avoir le souci de l'efficacité, limiter ses épanchements égotistes, respecter un plan, une structure, c'est, pour citer Boileau, vingt fois sur le métier remettre son ouvrage(une page imprimée représente 20 à 30 brouillons manuscrits, virtuels cependant, parce que je travaille directement sur ordinateur), s'autocensurer parfois quand le récit exige nuances, émotion et suggestion, voire sacrifier un personnage. Ecrire, c'est aussi vivre dans l'angoisse de ne plus savoir quoi dire, c'est vivre dans l'inconfort et l'incertitude. L'horizon d'un écrivain est toujours incertain."
Sur Johnny ....
" Si j'ai choisi d'adopter une narrration un peu compliquée, antéchronologique au suicide, c'est parce je n'avais pas envie d'écrire un roman épistolaire. La lettre de Johnny, je ne voulais pas l'écrire, je ne pouvais pas aller plus loin dans sa tête. Alors je me suis focalisée sur le personnage d'Alice, le plus romancé de mon récit. Johnny est né de ma réalité, il est inspiré de garçons que j'ai connus ou rencontrés, un camarade de classe qui s'est suicidé, un élève de 5è réfugié dans les mots après le décès de son père conducteur routier.Car un auteur est dans tous ses personnages à la fois. Quand je mets un point final à un roman, je suis partagée entre plusieurs sentiments contradictoires. Je suis soulagée d'avoir réussi ce qui est toujours un pari, et en même temps le vague à l'âme m'emporte, je me sens vide, seule, abandonnée par mes amis de fiction qui désormais peupleront l'esprit de mes lecteurs ."
Voir le diaporama réalisé par les élèves :
http://www.kizoa.fr/diaporama/d2420364kP53986629o2/johnny-de-martine-pouchain
Lettre de Johhny à Alice ( écrite par les élèves à partir des expressions du roman de Martine Pouchain)
Alice, là où je vais, il n'y a plus aucune raison pour que je me taise plus longtemps. Je peux enfin t'écrire ce que je n'ai jamais osé te dire.
D'abord, ce n'est pas de ta faute si je suis tombé amoureux de ton sourire. C'est la mienne si je t'ai laissé m'envahir comme un miel sauvage, te répandre dans mes veines, mon coeur, devenir torrent puis rivière et puis mer, immense, où je voulais me noyer.
Parce que j'étais différent, que je ne m'habillais pas comme vous, que je n'écoutais pas les mêmes musiques, vous me tombiez dessus, vous semiez la terreur tout autour de moi, sans crier gare, toi compris. J'étais le bouffon tondu sous les méchancetés, auprès duquel vous vous sentiez si grand, si beau, si fort. J'étais la victime, vous étiez les bourreaux.
Johnny, ramène ta viande;
-Johnny, viens par ici, allez, bouge ton cul.
-Eh, Johnny dégage, c'est ma chaise. Sans blague, t'es né comme ça ou on t'a marché dessus ?
-Je parie que t'as jamais roulé un patin à une fille ? Je parie que t'aimes pas les filles, hein, Rouquemoutte ?
J'étais un contre vous tous, et tu n'as rien dit, rien fait pour prendre ma défense. En faveur de Léo qui ne te voyait pas, tu pardonnais le reste.
D'amour, j'avais soif et faim à n'avoir que les miettes. Trop sans doute. Moi aussi, je ne savais pas doser.
On m'avait donné le plus mauvais rôle dans la pièce. Il ne tenait qu'à moi peut-être d'en changer et de te montrer qui j'étais vraiment. Mais voilà, face à la vague géante des rires défouloirs de la classe, je suis resté bouche bée et mes paroles se sont noyées. Si j'avais eu la carabine de mon père sous la main, j'aurais fait un carton sur le champ.
Mais j'avais des circonstances atténuantes, non ?
Vous étiez comme des chiens à la curée, vous vous repaissiez de mon silence, de ma faiblesse. Cerné par la meute, j'ai hurlé.
La fille que j'aime. Tous ont compris. Toi aussi bien sûr.
De honte, tu as éclaté de rire. La lumière s'est éteinte en moi, une page s'est tournée. Le coup fatal, c'est moi qui le porterai, le dernier mot, c'est moi qui l'écrirai.
Alice, tu comprendras un jour qu'aimer est la plus belle chose qui puisse nous arriver en ce monde. Alors s'il te plaît, laisse mon amour devenir ta bonne étoile, ta nébuleuse, ton petit nuage préféré.
Mon histoire, raconte-la, va voir Martine Pouchain, elle s'exprime comme nous les jeunes d'aujourd'hui et aussi comme les grands auteurs étudiés en classe. Si, si, je t'assure. Elle fera un roman de mon drame, ce qui en empêchera d'autres.
Parti pour toujours, c'est donc pour toujours que je t'aime.
Johnny
J'ai écrit ton prénom sur le sable
Mais la mer l'a emporté
J'ai écrit ton prénom sur une feuille
Mais mon professeur l'a déchiré
J'ai écrit ton prénom sur ma peau
Mais ma mère m'a dit de l'enlever
Alors j'ai gravé ton prénom dans mon coeur
Il y restera à jamais.
Gwendoline, 4èA
par Scoty
A qui est dédié ce doodle ?
Indice : en hommahe à un maître de l'art japonais du pliage.
R : Akira Yoshizawa
http://fr.wikipedia.org/wiki/Akira_Yoshizawa
Réalise le papillon du maître
http://www.francesoir.fr/pratique/origami-realisez-le-papillon-du-maitre-akira-yoshizawa-196352.html
Exposition de dessins de la Cité Plantagenêt au musée de la reine Bérengère jusqu'au 20 mai 2012.

http://lycees.ac-rouen.fr/prevert/creation/photo_classe/index.php?mode=20
Travail de la photographe Véronique Ellena avec une classe du lycée Jacques Prévert à Pont-Audemer dans l'Eure.
Travail du photographe Denis Darzacq
.

Au fond de la salle
Y a plus une place
On chante avec Merlot
On vole sur les mots
De la prose et de la rime
Nous sommes poètes
Nous distillons la vie en rêve et les jours en fête !






Mercredi 7 mars, les 6èC, ainsi que 800 élèves sarthois, ont été récompensés pour leur poème sur le thème "La ville, la nuit, j'en rêve". Ils ont été accueillis par les organisateurs de la manifestation, le Maine libre et la ville du Mans, dans la salle des Saulnières. Spectateurs privilégiés, ils ont écouté avec plaisir les chansons truculentes de Merlot et la poétique musique de leurs mots d'enfant...
Découvre ou redécouvre "Des frites ou du ketchup" ou "Au fond de la classe".
http://www.myspace.com/aufonddelaclasse/music/songs/ni-hao-59128504
"Au fond de la classe,
je vois le temps qui passe
Je compte les secondes
Y a personne à la ronde..."
Les lauréats
"Rêver, c'est imaginer de s'évader dans ses pensés".
Léonie Touvet, 3è prix individuel
"La ville, la nuit, j'en rêve....en technicolor."
Ecole de l'Epau, Cm2, 4è prix collectif
"Mon coeur qui rêve
Dans notre ville il y a une pharmacie, une boulangerie, un Carrefour-city, une boucherie, une épicerie, une braderie, une factrice, la mairie. Et puis il y a mon coeur, mon coeur qui rêve tout bas.
Dans la nuit, il y a des maisons allumées, des télés regardées, des enfants pas couchés, des spectacles pour les soirées, un karaoké. Et puis mon coeur qui rêve tout bas.
Dans mon rêve il y a des cahiers, des pages arrachées, des maîtresses fâchées et des crayons à papier. Et puis mon coeur, mon coeur, mon coeur qui rêve est là."
Lila Ledeul, 1er prix individuel
"Les lumières se sont éteintes doucement
Les maisons se sont endormies
Plus rien ne bouge dans la nuit
La ville sommeille tranquillement
Pourtant, un homme ne dort pas
Il rase les murs des maisons
Est-ce un voleur, un homme sans nom ?
Sur ses pas marche un petit chat
C'est un chat tout NOIR
Tellement NOIR qu'on ne le voit pas
Tellement discret qu'on ne l'entend pas
Il avance silencieusement dans le soir
Les arbres se mettent à chuchoter
Les arbres partent se promener
La pluie se met à tomber
L'eau commence à monter
Puis l'eau recouvre la ville
L'eau inonde les jardins
L'eau inonde les magasins
Et transforme la ville en île
Noir tout est...UN REVE."
1er prix collectif, Yvré l'Evêque, classe de CP
Une exposition à la cinémathèque française juqu'au 5 août.
Voir la bande annonce réalisée par Tim Burton :
http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/tim-burton-exposition.html
Découvre ses dessins excentriques et oniriques.
Les 6 affiches officielles de l'exposition Burton
http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/printemps-2012-tim-burto/affiches.html
Quel est le plus ancien ?
Muraille de Chine. Le premier et le plus long à faire de la politique, en séparant les chinois des non chinois, les civilisés des barbares.
Quel est le plus connu ?
le mur de Berlin, maillon du rideau de fer qui a divisé l'Europe en deux au temps de la guerre froide
Quel est le mur contre l'immigration illégale ?
mur de Bush entre les Etats-Unis et le Mexique pour freiner l'immigration illégale de milliers d'hispaniques.
L'ours blanc (1922) au Musée d'Orsay. Qui est le sculpteur ?
François Pompon
Nous sommes dans le square Henry Bataille à Paris. Cette gazelle y trône depuis 1930.
Qui en est le sculpteur ?
C'est une sculptrice, Marguerite de Bayser-Gratry.
Un collège sans CDI serait comme une forteresse sans rempart !
Lire, c'est grandir !
"Lire, c'est voyager, voyager, c'est lire."
Victor Hugo
"Lire est le seul moyen de vivre plusieurs fois."
Pierre Dumayet
"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire,
j'ai la certitude d'être encore heureux."
Jules Renard
"Une pièce sans livres, c'est comme un corps sans âme."
Cicéron
"Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même."
Daniel Pennac
"Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme :
le feu, l'humide, les bêtes, le temps et leur propre contenu."
Paul Valéry
"Ranger une bibliothèque,
c'est exercer de façon silencieuse l'art de la critique."
J.L.Borgès
"Ceux qui brûlent les livres finissent tôt ou tard par brûler les hommes."
H.Heine
"Un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade."
Julien Green
"Le monde se divise en deux catégories de gens :
ceux qui lisent des livres et
ceux qui écoutent ceux qui ont lu des livres."
Bernard Werber
"Ne prêtez pas vos livres : personne ne les rend jamais.
Les seuls livres que j'ai dans ma bibliothèque
sont des livres qu'on m'a prêtés."
Anatole France
"Le don de la lecture est celui par lequel
un homme arrive à comprendre
qu'il n'a pas toujours raison,
et que les autres, dont il diffère,
n'ont pas nécessairement tort."
Robert Louis Stevenson
"Il y avait dans les mots des images et des bruits,
la place de nos peurs et de quoi nourrir nos coeurs."
Alice Ferney
"Je crois qu'ils peuvent trouver dans les livres
de quoi rêver et de quoi réfléchir."
Julia Billet
"Si quelqu'un vole des livres ou ne rend pas des livres empruntés,
que dans sa main le livre se métamorphose en un serpent féroce."
Bibliothèque de l'abbaye San Pedro, Barcelone
"Il y a des livres que l'on déguste,
d'autres que l'on dévore,
et quelques-uns, rares, que l'on mâche,
et que l'on digère entièrement."
Cornélia Funke
"Lis-moi des livres sinon je mourrai".
Michael Ondaatje
"Les livres ont été mes oiseaux et mes nids,
mes bêtes domestiques, mon étable et ma campagne ;
la bibliothèque, c'était le monde pris dans un miroir."
J.P Sartre
"Quand elle lit, elle revient, tout égarée et le feu aux joues,
de l'île au coffre plein de pierreries,
du noir château où l'on opprime un enfant blond et orphelin."
Colette
" Un écrivain véritable ne trouve pas ses mots.
Alors, il les cherche. Et il trouve mieux."
Valéry
"Tu ne m'échapperas pas, dit le livre.
Tu m'ouvres et me refermes et tu te crois dehors,
mais tu es incapable de sortir car il n'y a pas de dedans."
R.Detambel
"Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance
que nous ayons si pleinement vécus
que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre,
ceux que nous avons passés avec un livre préféré."
Marcel Proust
" J'ai la chance de vivre dans un pays où la poésie compte :
on tue des gens parce qu'ils en lisent, parce qu'ils en écrivent"
Ossip Mandelstam, mort en 1938,
victime des purges staliniennes
"Les poètes savent faire surgir les mots qui savent de nous
ce que nous ignorons d'eux."
René Char
"Ma vie était à l'intérieur des livres.
Quand, parfois, je me sentais étouffer sous la pression des parents ou de l'école,
il me suffisait d'ouvrir un livre pour pouvoir respirer.
Je m'endormais même avec, comme d'autres serrent des peluches...
Comme le poisson respire dans l'eau,
je respirais dans l'air étouffant des pages,
dans l'absence du monde."
Anne Percin
"Etre écrivain, c'est parler de choses qu'on n'a pas vues,
qu'on ne connaît pas, mais dont on sent qu'elles sont vraies."
Agnès Desarthe
"Dans la boîte, les livres avaient confit sous une couche de poussière. Leur papier s'était jauni, un peu durci. Ils étaient craquants comme bambous en carême. Ils
semblaient provenir, presque intacts d'un autre âge. Le négrillon avait parfois l'impression qu'ils avaient glissé des mondes fabuleux dont leurs images attestaient l'existence. Quand on en
soulevait un, il s'accrochait aux autres par des fils d'arignée. Et quand on les ouvrait, quand on les ouvrait, le papier dérangé exhalait comme une haleine ancienne, oh, quand on les
ouvrait...Pour atteindre la boîte, il fallait s'engager dans le noir déserté, sous les vêtements de la penderie, le coeur battant. C'était sortir d'une grotte le coffre d'un
trésor..."
Patrick Chamoiseau
"J'ai passé huit jours sans jamais en sortir que pour aller dans ma chambre et sans jamais sortir de ma chambre que pour y entrer....J'ai vécu dans la plus parfaite
paix sans jamais penser ni au temps passé ni à l'avenir, le travail m'empêchant de connaître que le présent existait."
Casanova, parlant de la bibliothèque de Wolfenbüttel
"On vit infiniment plus en lisant."
Alice Ferney
" Les livres n'étaient pas à lire : compagnons d'existence,
ils s'instituaient en outils de survie,
sorte de vies commensales de ses longues solitudes.
Les livres étaient vivants."
"Ô Partageurs, vous savez cette enfance :
lire, cette communion et cette longue émotion."
Patrick Chamoiseau
"Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous."
Kafka
"Etre un fantôme, c'est un peu comme lire,
avoir la sensation de connaître les gens, les décors, les situations,
sans jouer de rôle particulier, excepté celui de l'observateur attentif."
M.Cunningham
"Un roman est comme un archet,
la caisse du violon qui rend les sons,
c'est l'âme du lecteur."
Stendahl
"J'écris autrement que je ne parle,
je parle autrement que je ne pense,
je pense autrement que je ne devrais penser
et ainsi jusqu'au plus profonde de l'obscurité."
Kafka
"C'est là, à portée de main, ça ne tombe jamais en panne,
ça tient au creux de la paume,
c'est un miroir, une machine à remonter le temps,
une porte ouverte sur l'autre, c'est un livre".
Agnès Desarthe
"Nous avons besoin de livres qui agissent sur nous
comme un malheur dont nous souffririons beaucoup,
à la mort de quelqu'un que nous aimerions plus que nous-mêmes,
comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans les forêts,
loin de tous les hommes, comme un suicide."
Kafka
"A travers les créations, se livre un terrible combat, se joue une dernière chance, celle de donner aux enfants les mots pour dire ce qu'on souffre, ce qu'on désire, ce qu'on aime, les mots pour désigner le mal, le bien, la peur, la haine. Tous les mots qui font l'homme debout. Et quoi qu'on veuille dire aux enfants, on doit d'abord faire une histoire intéressante qui ne dégorge pas de l'éducatif
dès qu'on y pose le doigt."
M.A. Murail
"Le verbe lire ne supporte pas l'impératif.
Aversion qu'il partage avec quelques autres :
le verbe aimer...le verbe rêver."
Daniel Pennac
Dans quel roman du CDI peux-tu trouver ces poèmes ?
Lumière, lumière lointaine
Plus basse que les étoiles
Quelle sera la main
Qui t'allume et t'éteint...
Fabrizio de Andrè
Mon coeur continue à couper le bois
à chanter avec les scies sous la pluie
à broyer le froid, la sciure et le parfum.
Pablo Neruda
Toutes ces choses que les hommes ne savent pas
Ces gestes simples et qu'ils ne font pas
Ils oublient chaque fois
Ces silences si forts
Et qu'ils n'entendent pas
Yannick Noah
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes
En dépit des mutilations d'arbres à la tombée de la nuit
Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien
Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit
Jamais d'autre que toi ne saluera la mer à l'aube
quand fatigué d'errer moi sorti des forêts ténébreuses et des buissons d'orties
je marcherai vers l'écume
Jamais d'autre que toi ne posera sa main sur mon front et mes yeux
Jamais d'autre que toi...
Robert Desnos
J'attache de la valeur à toute forme de vie, à la neige, la fraise, la mouche.
J'attache de la valeur au règne animal et à la république des étoiles.
J'attache de la valeur à ce qui demain ne vaudra plus rien
et à ce qui aujourd'hui vaut encore peu de chose.
J'attache de la valeur à l'usage du verbe aimer
et à l'hypothèse qu'il existe un créateur.
Erri De Luca
Prends garde de n'élever tes enfants
comme s'ils devaient rester toute leur vie des enfants,
sans penser qu'un jour ils deviendront des pères.
Hattan Ibn al-Mu'alla