Deux mille mots et expressions sont sortis des tranchées.
En voici quelques exemples :
le pinard : le vin rouge
le toubib : le médecin
avoir les foies : avoir peur
la mitrailleuse : le secoue paletot, la machine à signer les permissions
la baïonnette : la luisante
mettre sa limace dans le bénard : glisser sa chemise dans la pantalon
la gnôle : l'eau-de-vie
le frichti : le repas, emprunté au Frühstück (le déjeuner pris sur le pouce) allemand.
estourbir : tuer, emprunté à l'allemand gestorben.
le toto : le poux
Pour en savoir plus, consulter l'ouvrage du poilu Albert Dauzat,
L'argot de la guerre, publié par Armand Colin.